Home / Hot / Parcs aquatiques: les delphinariums bientôt interdits de façon définitive?
Parcs aquatiques: les delphinariums bientôt interdits de façon définitive?
Parcs aquatiques: les delphinariums bientôt interdits de façon définitive? Plusieurs associations de défense des animaux réclament depuis quelque temps de meilleures conditions de captivité pour les cétacés en particulier ceux qui se trouvent dans les parcs zoologiques. Celles-ci ont bon espoir car voilà plusieurs mois que le ministère de l’environnement s’interroge à ce sujet avec un arrêté qui doit définir les conditions de captivité des dauphins dans les parcs aquatiques. Vers une interdiction complète des parcs? Cet arrêté devait être normalement officiel le 04 Avril 2017, mais il n’en sera rien car d’après certaines sources, le cabinet de la ministre Ségolène Royale affirme devoir rediscuter les termes de cet arrêté, avec les ONG dans le but de le rendre plus ambitieux ! Jean-François Legueule de la fondation 30 millions d’amis est optimiste à ce sujet: « Tout ce qu’on peut espérer, c’est que le texte soit retardé pour aboutir à une interdiction complète des delphinariums », confie-t-il au Parisien. Des parcs aquatiques qui sont encadrés par la loi Plusieurs résolutions avaient déjà été prises, et prévoyaient l’interdiction du chlore dans les bassins, l’interdiction de tout contact entre le public et les animaux, la construction des zones d’ombre afin d’éviter les brûlures, et l’augmentation d’un tiers du volume des bassins. Actuellement, les parcs aquatiques relèvent de l’arrêté du 24 août 1981, dont l’un des buts jusqu’ici était d’encadrer la conception des aquariums. « Les bâtiments qui hébergent les cétacés doivent être spécialement conçus en fonction de la biologie de ces mammifères. Ils doivent être en bon état, ne pas permettre que les animaux se blessent dans leur déplacement, qu’ils s’échappent ou que d’autres animaux s’introduisent dans leurs enceintes ». En plus de cet arrêté de 1981, le Code Pénal encadre également la protection des animaux domestiques, apprivoisés ou vivant en captivité. Selon l’article 521-1 : « Le fait, publiquement ou non, d’exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. » Plusieurs parcs aquatiques sont ciblés par des associations de défense Certains parcs sont aujourd’hui visés par les associations de protection des animaux, notamment le parc Marineland situé à Antibes, dans lequel avaient été pris de nombreux clichés de dauphins maltraités. En effet, sur certaines images, on pouvait voir des blessures visibles sur le corps des cétacés. « Comme ils s’ennuient, ils se frottent le long des bassins. Ils se battent entre eux également », confiait l’une des membres du collectif, Caroline Camus. Un documentaire qui a sensibilisé le monde Depuis la diffusion du documentaire américain Blackfish, le monde entier a pu découvrir les conditions de vie des cétacés dans les parcs. En effet, le film montrait les effets que pouvaient avoir ces parcs sur les orques. Gabriela Cowperthwaite, la réalisatrice du documentaire, s’était également focalisée sur les raisons pour lesquelles un orque appelé Tilikum s’était délibérément attaqué à sa soigneuse lors d’un spectacle dans le parc américain Sea World. D’après les experts, les orques développaient des psychoses à cause des enclos étroits dans lesquels ils étaient confinés et où ils ne pouvaient pas nager librement. Une situation qui les a malheureusement rendus particulièrement agressifs. La diffusion de ce documentaire vu par des millions de téléspectateurs a poussé le géant Sea World à envisager de construire d’ici 2018, une nouvelle génération de delphinariums plus adaptés, plus spacieux et similaires aux conditions de vie naturelles des orques.
Like
Comment
Date: 13:06 19/04/2017
Most View